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Pourquoi l’accessibilité numérique est-elle importante pour votre entreprise ?

14 . 10 . 2026 | Divers

L’accessibilité numérique n’est plus seulement une question de conformité ou de responsabilité sociale. Pour les entreprises, et notamment les e-commerçants, elle devient un véritable enjeu de visibilité, d’expérience utilisateur et de performance commerciale. Un site web accessible est un site qui permet au plus grand nombre d’accéder à ses contenus et à ses fonctionnalités, quelles que soient leurs capacités, leur matériel ou leur mode de navigation. Navigation au clavier, lecteur d’écran, agrandissement des caractères, contraste renforcé, sous-titrage des vidéos… autant de besoins qui doivent être anticipés lors de la conception et de l’évolution d’un site. Pour une entreprise, l’enjeu est donc double : permettre à davantage de personnes d’utiliser son site, et construire une expérience web plus performante pour tous. Chez A New Story, agence web spécialisée en e-commerce et SEO à Albi, dans le Tarn, nous considérons l’accessibilité comme un sujet à intégrer dès la conception d’un site, au même titre que le référencement naturel, la performance ou la conversion. Nous actualisons régulièrement nos connaissances et nos pratiques, notamment à travers des formations dédiées et une veille sur les évolutions des standards de l’accessibilité web.

Qu’est-ce que l’accessibilité numérique ?

L’accessibilité numérique consiste à rendre les contenus et services numériques compréhensibles et utilisables par les personnes en situation de handicap. Le site officiel « Mon Parcours Handicap » cite notamment la possibilité de naviguer avec une synthèse vocale ou une plage braille, de personnaliser l’affichage ou encore d’utiliser un site sans souris, uniquement au clavier.

Cela concerne différents types de handicaps : visuels, auditifs, moteurs, cognitifs ou encore liés à certains troubles de l’apprentissage.

Concrètement, cela signifie par exemple :

  • Proposer des textes alternatifs pertinents pour les images;
  • Utiliser une structure de titres cohérente;
  • Garantir un contraste suffisant entre le texte et son arrière-plan;
  • Permettre la navigation au clavier;
  • Rendre les formulaires compréhensibles et utilisables;
  • Associer correctement les champs à leurs libellés;
  • Sous-titrer les contenus vidéo lorsque cela est nécessaire;
  • Utiliser des boutons et des liens explicites;
  • Éviter de transmettre une information uniquement par la couleur;
  • Veiller à ce que les composants interactifs soient correctement interprétés par les technologies d’assistance;
  • Écrire de façon simple et accessible (le FALC = facile à lire et à comprendre) et sur les règles d’accessibilité numérique.

L’accessibilité n’est donc pas un simple bouton « accessibilité » ajouté à un site web existant. C’est une démarche de conception et d’amélioration continue.

Accessibilité web : quelles obligations pour les entreprises ?

En France, le sujet s’appuie notamment sur l’article 47 de la loi du 11 février 2005 et sur le RGAA, le Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité. Le RGAA 4.1.2 constitue la version de référence. Il comporte 106 critères de contrôle permettant d’évaluer l’accessibilité d’un service numérique. Une version 5 est actuellement en préparation, avec une publication annoncée pour la fin de l’année 2026.

Historiquement, l’obligation issue de l’article 47 concerne notamment les services de communication au public en ligne des administrations et de certaines entreprises ou organismes, avec un seuil de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les entreprises privées concernées par ce dispositif. Mais le cadre réglementaire a évolué avec l’European Accessibility Act (EAA), transposé en droit français.

Depuis le 28 juin 2025, certaines exigences d’accessibilité s’appliquent notamment aux services de commerce électronique. Le Code de la consommation français inclut explicitement le commerce électronique dans les services concernés.

Attention toutefois : le dispositif prévoit notamment une exemption pour les microentreprises fournissant des services, sous certaines conditions, notamment moins de 10 salariés et un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan n’excédant pas 2 millions d’euros. Autrement dit, il est important de ne pas résumer la réglementation à « tous les sites e-commerce doivent obligatoirement être conformes au RGAA ». Le champ d’application dépend de la nature de l’entreprise, du service proposé et de sa situation.

Pour un projet e-commerce, il est donc pertinent de vérifier précisément les obligations applicables plutôt que d’attendre une éventuelle mise en conformité dans l’urgence.

Pourquoi l’accessibilité est-elle particulièrement importante en e-commerce ?

Sur un site vitrine, une difficulté d’utilisation peut empêcher un internaute de consulter une information. Sur un site e-commerce, les conséquences peuvent aller beaucoup plus loin.

Imaginez un utilisateur qui peut consulter une fiche produit mais qui ne parvient pas à sélectionner une variante au clavier. Ou un client qui, avec un lecteur d'écran, ne comprend pas les boutons d’ajout au panier. Ou encore un formulaire de paiement dont les erreurs ne sont pas correctement annoncées.

Dans chacun de ces cas, le parcours d’achat peut tout simplement s’arrêter. L’accessibilité concerne donc directement les étapes stratégiques d’un e-commerce : arrivée sur le site → recherche → navigation → fiche produit → ajout au panier → commande → paiement.

Si l’une de ces étapes est inaccessible, c’est potentiellement un client qui ne peut pas aller au bout de son achat. L’association Valentin Haüy et Tanaguru, organisateurs d’A11y Paris, soulignent d’ailleurs que l’accessibilité des plateformes e-commerce reste un défi important en France.

Un enjeu commercial : ne pas exclure une partie de son audience

Rendre son site web accessible permet avant tout de ne pas exclure des utilisateurs. C’est également une question de qualité d’expérience. Un site web avec des boutons clairement identifiés, des formulaires compréhensibles, une navigation logique et des contenus structurés sera généralement plus simple à utiliser, y compris pour des personnes qui ne sont pas en situation de handicap.

Dans un article de blog, une entreprise spécialisée dans les solutions d'accessibilité numérique avance que les entreprises interrogées dans ses études constatent des effets positifs sur la rétention et le chiffre d’affaires, et communique sur un chiffre de 38 % de revenus supplémentaires rapportés par les entreprises interrogées. Ce chiffre doit être compris comme une donnée issue de leurs études et non comme une hausse garantie pour chaque entreprise.

L’idée essentielle reste néanmoins valable : chaque friction supprimée peut faciliter l'accès au site, améliorer l'expérience et potentiellement favoriser la conversion.

Accessibilité et SEO : deux sujets qui se renforcent

Pour une agence web spécialisée en SEO, l’accessibilité est particulièrement intéressante car de nombreuses bonnes pratiques se recoupent avec celles du référencement naturel.

Un site accessible doit notamment s’appuyer sur une structure HTML cohérente, des titres correctement hiérarchisés, des liens explicites, des alternatives textuelles pour les images et des contenus compréhensibles. Or, ces éléments participent également à la bonne compréhension d’une page par les moteurs de recherche.

Prenons l’exemple d’une fiche produit. Un titre produit clair, une description structurée, des images accompagnées de textes alternatifs pertinents, des informations organisées avec des titres et des boutons correctement identifiés permettent à la fois de faciliter l’utilisation du site et de mieux structurer son contenu.

Attention cependant : l’accessibilité n’est pas une technique SEO permettant mécaniquement de gagner des positions dans Google. Les deux disciplines ont leurs propres critères. Mais travailler l’accessibilité conduit souvent à améliorer des fondamentaux techniques et éditoriaux qui participent à la qualité globale d’un site. C’est précisément pour cette raison que nous recommandons de ne pas traiter l’accessibilité comme une couche ajoutée à la fin d’un projet.

Comment améliorer concrètement l’accessibilité d’un site e-commerce ?

La première étape consiste à auditer l’existant. Un audit d’accessibilité permet d’identifier les problèmes présents sur les principales pages du site. Le RGAA prévoit justement une méthodologie d’évaluation basée sur un échantillon représentatif de pages. L’audit peut être réalisé en interne ou par un tiers.

Pour un e-commerce, on commence notamment par examiner :

  • La navigation : menus, filtres, recherche, navigation au clavier.
  • Les fiches produits : titres, images, descriptions, variantes et informations essentielles.
  • Les boutons et éléments interactifs : ajout au panier, favoris, sélection des options.
  • Les formulaires : identification des champs, messages d’erreur et validation.
  • Le panier et le tunnel de commande : une étape particulièrement critique.
  • Les contrastes et la lisibilité : couleurs, tailles de texte et éléments graphiques.
  • Les contenus multimédias : vidéos, animations et contenus audio.
  • La structure technique : HTML, attributs ARIA lorsqu’ils sont nécessaires et compatibilité avec les technologies d’assistance.

Des outils automatisés peuvent aider à détecter rapidement certains problèmes, mais l'accessibilité est aussi une question d'usage, de compréhension et de parcours. Des tests avec de véritables utilisateurs en situation de handicap peuvent révéler des problèmes qu’un outil automatisé ne détectera pas.

L’accessibilité doit être pensée dès la conception

Corriger un site internet après sa mise en ligne peut rapidement devenir coûteux, notamment lorsque les problèmes concernent la structure technique, le design system ou le tunnel de commande. À l’inverse, intégrer l’accessibilité dès la conception permet d’anticiper les contraintes au moment du maquettage, du développement et de la rédaction des contenus.

Pour une refonte e-commerce, c’est donc le bon moment pour intégrer l’accessibilité au cahier des charges, au même titre que le SEO, les performances, l’UX ou le taux de conversion.

Et après l’audit ?

L’accessibilité n’est pas un projet que l’on peut considérer comme définitivement terminé. Un nouveau thème graphique, une nouvelle fonctionnalité, un plugin, une campagne marketing ou une évolution du tunnel d’achat peuvent introduire de nouvelles barrières.

Pour les organisations soumises au RGAA, une déclaration d’accessibilité doit rendre compte de l’état de conformité et être mise à jour notamment en cas de modification substantielle ou de refonte du site. Il faut donc inscrire l’accessibilité dans une démarche d’amélioration continue.

Un site plus accessible, c’est un site pensé pour davantage de personnes

L’accessibilité numérique ne devrait pas être perçue uniquement comme une contrainte réglementaire. C’est aussi une opportunité de concevoir des sites internet plus simples, plus clairs et plus robustes.

Pour un e-commerçant, cela signifie potentiellement réduire les abandons liés à des problèmes d’utilisation, faciliter le parcours d’achat et toucher une audience plus large. Pour le SEO, cela permet de renforcer la qualité technique et éditoriale du site, sans pour autant confondre accessibilité et référencement naturel. Et pour l’entreprise, c’est surtout une façon de construire une expérience numérique qui ne laisse pas certains utilisateurs au bord du chemin.

Votre site internet e-commerce est-il accessible ?

Chez A New Story, agence web à Albi spécialisée dans l’e-commerce et le SEO, nous pouvons vous accompagner dans l’analyse et l’amélioration de votre site : audit, UX, développement, optimisation SEO et prise en compte des bonnes pratiques d’accessibilité.

Que vous envisagiez une refonte complète de votre boutique en ligne ou que vous souhaitiez simplement identifier les principaux points de friction de votre site actuel, l’accessibilité mérite d’être intégrée à votre stratégie digitale dès maintenant.

Un site performant n’est pas seulement un site qui attire des visiteurs. C’est un site que le plus grand nombre peut réellement utiliser.

FAQ

Qui peut réaliser un audit d’accessibilité numérique ?

Un audit d’accessibilité numérique peut être réalisé en interne par l’entreprise ou par un prestataire externe spécialisé. Le RGAA précise que l’évaluation peut être effectuée par l’organisme lui-même ou par un tiers, à condition de s’appuyer sur une méthodologie fiable et sur un échantillon représentatif des pages du site.

En pratique, un audit complet nécessite toutefois de bonnes connaissances du RGAA et de ses critères. La DINUM précise notamment que l’outil d’audit Ara est destiné aux personnes expertes en accessibilité numérique et nécessite une bonne connaissance des 106 critères du RGAA.

Pour une entreprise qui ne dispose pas de compétences spécifiques en interne, faire appel à une agence ou à un expert spécialisé permet donc d’obtenir une évaluation plus approfondie et de disposer de recommandations concrètes pour corriger les problèmes identifiés.

Les CAPTCHA sont-ils compatibles avec l’accessibilité numérique ?

Les CAPTCHA peuvent poser des problèmes d’accessibilité, notamment lorsqu’ils reposent uniquement sur une image à identifier ou sur une information visuelle difficilement accessible avec une technologie d’assistance.

Le RGAA prévoit donc que lorsqu’un CAPTCHA graphique est utilisé, une autre forme de CAPTCHA non graphique ou une autre solution permettant d’accéder à la fonctionnalité protégée doit être proposée. L’objectif est de ne pas empêcher une personne en situation de handicap d’effectuer une action simplement parce qu’elle ne peut pas résoudre le CAPTCHA proposé.

Il est donc préférable de ne pas considérer le CAPTCHA comme un élément anodin d’un formulaire. Son accessibilité doit être vérifiée, en particulier lorsqu’il conditionne une étape importante comme la création d’un compte, l’envoi d’un formulaire ou l’accès à une fonctionnalité.

Les animations et vidéos peuvent-elles gêner certains utilisateurs ?

Oui. Les animations, les vidéos ou les effets visuels peuvent créer des difficultés pour certaines personnes, notamment lorsqu’ils contiennent des mouvements importants, des clignotements ou des changements rapides. Certains effets peuvent notamment présenter un risque pour les personnes sensibles aux contenus clignotants. Le RGAA prévoit ainsi des exigences spécifiques concernant les contenus provoquant des effets de flash ou de clignotement. Il encadre notamment leur fréquence et leur surface afin de limiter les risques.

Les vidéos doivent également être pensées pour différents modes de perception. Selon leur contenu, elles peuvent nécessiter une transcription textuelle, des sous-titres ou une audiodescription. Le RGAA prévoit notamment la présence de sous-titres synchronisés pour les médias concernés et des solutions d’audiodescription lorsque les informations visuelles sont nécessaires à leur compréhension. Enfin, les commandes du lecteur vidéo doivent elles-mêmes être accessibles, notamment au clavier.

L’objectif n’est donc pas de supprimer les animations ou les vidéos d’un site web, mais de s’assurer qu’elles n’empêchent pas l’accès à l’information et restent utilisables par différents profils d’utilisateurs.

Les contenus publiés sur les réseaux sociaux d’une entreprise doivent-ils être accessibles ?

L’Arcom indique que les publications réalisées sur les réseaux sociaux ne sont pas, en tant que telles, soumises aux obligations d’accessibilité prévues par l’article 47 de la loi du 11 février 2005. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut négliger l’accessibilité sur les réseaux sociaux. L’Arcom encourage les acteurs concernés à rendre accessibles les contenus qu’ils publient, y compris en dehors de leurs propres services.

Pour une entreprise, cela peut notamment passer par des pratiques simples : ajouter des textes alternatifs aux images lorsque la plateforme le permet, sous-titrer les vidéos, éviter de transmettre une information uniquement par la couleur et rédiger des contenus compréhensibles.

L’accessibilité des réseaux sociaux n’est pas nécessairement une obligation réglementaire au même titre que celle applicable à un site web concerné par le dispositif, mais elle reste une bonne pratique de communication inclusive.

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